AnnHnnA nous invite dans son univers bio-mélodique

AnnHnnA est une artiste inspirante, qui fête ses 20 ans d’écriture ! Dans son nouvel album “Il est environnement” sorti en décembre 2020, la chanteuse, auteure et compositrice icaunaise AnnHnnA nous invite dans son univers bio-mélodique, entre sonorités pop/électro, bain de chlorophylle et amour de la vie.

 

Ton magazine Hello La Terre a questionné la jeune trentenaire AnnHnnA sur sa vaste démarche artistique depuis 20 ans : son concept d’albums philosophiquesL’élan vital ; l’écosystème bio-mélodique élémentaire“, dont le recueil des 68 textes est paru en 2016. L’artiste partage avec authenticité son univers tendre et profond, où la nature est reine.

AnnHnnA nous invite dans son univers bio-mélodique

AnnHnnA, vous sortez votre troisième album “Il est environnement”, issu de votre œuvre fleuve “L’élan vital”. Comment expliqueriez-vous votre démarche artistique à un extra-terrestre ?

C’est un ami qui m’a lancé un jour : “C’est bio-mélodique ce que tu fais !“. Cela m’a inspirée pour qualifier mon travail. Je me suis souvent retrouvée en décalage par rapport aux autres. Avec ma musique, je fais un pas de côté. J’ai d’ailleurs écrit pour mon premier album “Il est temps”, une chanson en anglais appelée Martian. Ce martien débarque sur terre et les humains deviennent naturellement sa famille.

C’est à mes 14 ans que j’ai commencé à écrire la dernière chanson, La vie, de mon nouvel album “Il est environnement”. J’ai beaucoup écrit dans ma chambre, de mes 14 ans à mes 18 ans. J’en ai écrit 16 chansons (dont Ecoute l’enfant, La vie, Inside out, Elle défile…), qui n’ont pas encore toutes été encore enregistrées. J’ai ensuite beaucoup voyagé. En 2013, j’ai souhaité regrouper toutes mes chansons au sein de mon projet “L’élan vital ; l’écosystème bio-mélodique élémentaire”. Ce concept d’albums philosophiques comprend 68 textes, qui évoquent les 4 éléments (terre, eau, air et feu) et identifient l’environnement, le temps et l’espace. Mais attention, je ne me prends pas au sérieux pour autant ! Mon “écosystème bio-mélodique élémentaire” représente tout ce qui est nécessaire pour que la vie sur terre éclose. Mais cet écosystème, c’est aussi savoir bien fonctionner les uns avec les autres. La question à travers mes chansons reste toujours : qu’est ce qui fait que la vie est là ? J’en parle dans mes textes de manière poétique. Ma chanson “La matrice de la forêt” illustre bien ce travail de fond depuis 20  ans.

AnnHnnA, n‘avez-vous pas peur d’être étiquetée artiste engagée pour l’environnement ?

Non, je n’ai pas peur d’être classée ainsi, mais je ne suis pas non plus une “chanteuse écolo“. Je fais très attention aux dérives sectaires et thérapeutiques, qui pour moi sortent complètement de la science et de la pensée construite. Certains sono thérapeutes avancent par exemple que le chant diphonique traditionnel (à priori d’origine mongol), que je pratique, a des vertus thérapeutiques. Il s’agit de chanter deux notes, une basse continue et des harmoniques, ce qui construit une petite mélodie, comme au début de ma chanson “La main verte”. Même si chanter fait assurément du bien, le champs diphonique nécessitant beaucoup de souffle, je me méfie.

En revanche, il est primordial pour moi d’avoir de la bienveillance envers toute chose qui nous entoure. Les plantes, la terre, et tout être humain. Mais je ne me vois pas comme une chanteuse engagée, car l’art est complexe. Nous les artistes, servons-nous vraiment à quelque chose ? Sommes-nous des “non-essentiels” comme évoqué par notre gouvernement en cette période de pandémie (covid-19) ? Pour moi, quoi qu’il en soit, l’être humain n’est que de passage sur cette terre. Pour autant, je souhaite personnellement effectuer mon passage sur terre avec le plus de bonté et le moins d’impact possible sur la terre. La vie est pour moi essentielle. Je  ne suis pas engagée, mais j’aimerais que toute personne qui naisse sur cette terre puisse avoir de l’eau, de l’amour, du réconfort, du bien-être et de belles idées en tête.

AnnHnnA nous invite dans son univers bio-mélodique
AnnHnnA, une artiste authentique qui sort son troisième album "Il est environnement"

Comment expliquer cette cohérence dans votre œuvre depuis 20 ans ?

C’est vrai que j’évoque souvent la vie dans mes textes et non directement l’écologie. Mon livre “L’élan vital – L’écosystème bio-mélodique élémentaire” sorti en 2016 comprend 68 textes de mes chansons, sorties ou à venir, sous forme de voyage dans la vie, de l’enfance à l’âge adulte. On y retrouve aussi le rapport avec les êtres humains, les animaux, l’amour... Avec mon troisième album “Il est environnement“, j’encourage à prendre soin de soi, des autres et de l’environnement. “Je chante et j’écris l’amour qui m’accompagne”, comme dans ma chanson “Villégiature“. J’ai le même discours que votre slogan : Hello La Terre, le magazine “qui te fait du bien ainsi qu’à ta planète” ! Quand on prend soin de soi, on sait mieux prendre soin des autres et donc de notre planète. J’écris sur ces sujets depuis 20 ans. Et ça y est, notre société est prête à entendre. Même s’il y a encore beaucoup de pédagogie à faire, elle commence enfin à prendre conscience de l’urgence écologique.

Quelles sont vos inspirations ?

Elles ont été multiples à différents stades de ma vie. Tout ce qui se passe autour de moi m’inspire : l’actualité, des rencontres, des jeux de mots entendus, des discussions, des émotions. Pour ma chanson “La vie”, dernière chanson de mon nouvel album, j’ai été inspirée par l’actualité : le naufrage du pétrolier Erika et la terrible tempête de décembre 1999. Alors adolescente, les reportages télévisés m’ont beaucoup choquée. Le texte de cette chanson est factuel avec les mots de mes 14 ans. C’est rigolo, elle est sortie bien avant de découvrir la chanson engagée de Mickey 3d (Respire), qui prend aujourd’hui tout son sens. Mon dernier clip “Villégiature” s’inspire par exemple du long plan séquence fixe dans un champs du clip de Jean Ferrat (Ma France).

Vous semblez apprécier les jeux de mots dans vos chansons ?

Étant dyslexique et dysorthographique, je mélange naturellement certains mots et certaines lettres, qui peuvent former des sonorités évoquant d’autres mots. Je trouve ainsi un jeu de mots, une phrase qui sonne bien. Mon écriture en est remplie. Dans ma chanson “La matrice de la forêt“, j’évoque un plan qui détaille comment fonctionne la forêt, dont on peut s’inspirer pour contrer l’agriculture intensive. La permaculture, “J’en perds ma culture” dans mon texte, c’est le plus souvent mélanger les plantes et même parfois laisser pousser naturellement le jardin. Perdre sa culture, c’est aussi comme désapprendre, pour se donner la chance de faire autrement. Je vois la matrice de la forêt (la deuxième chanson de l’album) comme un tissu, une toile universelle qui donne des directions sur comment fonctionne la nature. À nous de nous en inspirer dans notre vie de tous les jours.

Quelles sont vos influences musicales ?

S’agissant de la musique, j’ai commencé le violon et le solfège au conservatoire à 8 ans. J’ai composé mes premières musiques dès mes 10 ans. J’avais un piano à la maison. En rentrant de mes cours de solfège, j’essayais de créer des accords polyphoniques au piano. Et de fil en aiguille, je composais de petites mélodies en contrepoint (aidée de mes 2 main avec l’index), ce qui donnait un style de musique un peu baroque, ma période musicale préférée. La musique classique m’a beaucoup influencée : Haendel, Mozart, Bach, Vivaldi, Lully. À 10 ans, je commençais tout juste à écouter la radio. Tous les styles musicaux : de la chanson française (Obispo, Pagny, Balavoine, Michel Berger, Jean-Michel Jarre) comme la pop américaine (Britney Spears, Dido, The Offspring, Linkin Park). J’apprécie encore toujours le groupe allemand de métal industriel Rammstein (ses textes très engagés). J’ai aussi découvert à la radio “Les deux minutes du peuple” de l’humoriste québécois François Pérusse. Dans mon nouvel album “Il est environnement”, on peut reconnaître dans ma chanson en anglais “Inside out” l’influence de la chanteuse britannique Kate Bush, qui chante très haut.  J’adore également le très doux album Surfacing de la chanteuse canadienne Sarah McLachlan.

Vous avez choisi l’auto-production. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Pour chacun de mes albums, je m’autoproduis. Je réalise moi-même tous les sons. Je travaille en autodidacte avec des instruments (violon, guitare, piano, percussions, violoncelle), aidée de la musique assistée par ordinateur. Je suis très curieuse dans ma recherche de sons, j’aime passer du temps à expérimenter.

Après plusieurs années passées à Paris dans la communication, j’ai fait le choix de m’installer à la campagne dans un petit village de l’Yonne en Bourgogne, de 800 habitants. J’y ai créé mon studio de musique, Sonaye, où j’enregistre au fur et à mesure les chansons de mon projet “L’élan vital ; l’écosystème bio-mélodique élémentaire”, mais aussi les créations d’autres musiciens en tant qu’ingénieure son. En parallèle à mon activité de professeur de musique, je viens de lancer mon tout nouveau label indépendant du même nom, Sonaye. C’est un plaisir d‘échanger avec d’autres artistes dans mon studio et de partager notre amour de la musique.

 

Propos recueillis par Aurélie Brunet

 

👉Voilà, c’est terminé pour aujourd’hui ! Filez-vite écouter l’album rafraichissant “Il est environnement” d’AnnHnnA, pour vous offrir un bain de chlorophylle musical apaisant en ces temps tourmentés. Cet album est disponible sur les plateformes audios : Spotify, Apple Music, Deezer, Youtube, Qobuz… Vous pouvez également vous le procurer dans les grandes enseignes : Fnac, Cultura, et les Espace Culturel E.Leclerc…

👉Avez-vous apprécié cet interview de l’artiste AnnHnnA ? Découvrez par ici notre interview du journaliste Valère Corréard, co-auteur du livre Un bébé pour tout changer qui invite à se lancer dans la transition écologique en famille.

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