« Le Roi bohème » jusqu’au 08/08 au Théâtre Le Lucernaire à Paris

Ecrite par l’auteur de théâtre Stanislas Cotton, le petit joyau comico-tragique d’une heure « Le Roi bohème » vous fera ressentir toute une palette d’émotion via son unique personnage Aurelio. Pour ce seul en scène, la prestation du comédien Sébastien Amblard est sublime. « Le Roi bohème », une pièce poétique remplie d’Amour et de vie, à ne pas rater cet été !

Un dilettante heureux dans son inconscience

On découvre un espiègle jeune homme, tout sourire et le verbe haut. Aurélio fait ses premiers pas maladroits dans une grande ville, comme apprenti vendeur de chaussures pour dames chez Monsieur Lampadaire. Un jour, entre dans la boutique la jeune et belle Camelia. Aurelio instantanément amoureux devient terriblement maladroit. Comme hypnotisé, il aide finalement la jeune fille à trouver des mules satinées rouge passions, qui soulignent parfaitement la beauté de son pied. La jeune Camelia repart dans un coup de vent. « Aurélio semble avoir perdu la raison. Voilà que pour retrouver Camélia aux jolis pieds il prend la poudre d’escampette. Fini le temps de la retenue et du bon sens, il est prêt à tout pour retrouver la jeune fille si bien chaussée… », raconte l’auteur Stanislas Cotton. Aurelio retrouve l’énigmatique Camélia, et lui propose…une menthe à l’eau. La belle accepte malicieusement. Et c’est un enchaînement incroyable de circonstances tragiques, qui fera descendre de son trône le Roi bohème.

Une prestation magnifique !

Le jeune comédien Sébastien Amblard chante, danse, joue avec les mots et semble déclamer des vers lorsqu’il parle en prose. Les musiques de Pascal Sangla servent joliment l’histoire. Au départ, le personnage d’Aurelio est béhat, entouré d’escarpins et ballerines rouge dans la féminité et le glamour le plus parfait. Le comédien fait ensuite vivre sous nos yeux curieux la rencontre d’Aurelio avec la jolie Camelia, qu’il imite drôlement bien d’une voix haut perchée. En peu de temps, le comédien traverse les émotions les plus diverses avec toujours le ton juste : la fantaisie la plus totale, le bonheur du jeune premier, l’état amoureux, la naïveté, la séduction, la lourde chute, la tristesse et le malheur du dépouillement et de l’exclusion sociale. Emilio finit seul sous un vrai lampadaire, une paillasse faite de vieux journaux et des bouteilles d’alcool comme seules comparses. Malgré sa descente aux enfers, le personnage d’Emilio reste drôle et fantaisiste. Ce spectacle poétique est magnifié par la mise en scène intelligente de Vincent Goethals, complice depuis de nombreuses années de l’auteur. Les deux compères ont réussi à créer un conte noir, léger et poétique dont le spectateur ressort le cœur serré, conscient de la difficulté de la vie humaine comme de ses petits bonheurs.

 

Informations pratiques : le joyau « Le roi bohème » se joue jusqu’au 08/08 au Théâtre Le Lucernaire à Paris, du mardi au samedi à 19h, 53 Rue Notre-Dame-Des-Champs dans le sixième arrondissement de Paris. Vous verrez que la salle « Paradis » du Lucernaire porte bien son nom !

 

Cet article a été publié pour la première fois le 01/08/2015 dans le webzine LaCritiquerie.

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