Pauline Paris, le Gavroche de la musique !

Casquette « Gravroche » sur la tête, Pauline Paris et ses airs de titi parisien est souvent questionnée sur son patronyme. Oui, Paris est son vrai nom. Un sacré coup de pouce du destin pour la parisienne qui évoque si bien Piaf et les « Ramones » dans les cafés chauds de Paris comme les cabarets chics. Un véritable Gavroche au féminin, qui arpente les rues de la capitale en musique.

« Une semaine sans chanter est une semaine gâchée ! »

Un petit sourire effronté et des cheveux éternellement courts. Le visage de Pauline Paris s’anime de ses yeux vifs et espiègles. Dotée de son nom magique et de son 1 mètre 52 ½, on ne s’attend pas à une telle voix, chaude comme rebelle. Forte comme fragile. La jeune femme âgée de 34 ans passerait aisément dans les rues de Paris pour un adolescent en vadrouille. Gavroche.

« Une semaine sans chanter est une semaine gâchée !» lâche la jeune femme, qui a acquis un vrai sens de la scène. Alors, depuis plus de dix ans Pauline Paris joue chaque semaine à Paris ou ailleurs. Seule avec sa guitare, en duo ou avec son little big band, elle a fait ces dernières années des tournées en Grèce, en Allemagne, en Irlande, en Russie ou encore dans les pays de l’est (le « French Kiss Tour » en 2011, un co-plateau avec Belle du Berry et Pauline Croze).
L’auteur-compositrice-interprète qui a sorti son premier album en 2006, maîtrise parfaitement ce grand écart artistique très personnel entre la chanson française, la comédie musicale (dernièrement « Marlaguette »), le blues et le rock. Sur scène, elle échange au fil de ses chansons sa guitare acoustique pour une guitare électrique ou encore un ukulélé.

Une artiste qui touche le cœur et ne s’oublie pas

À Paris, elle a joué au Sentier des Halles, aux Trois Baudets, à la Maroquinerie, au Limonaire, sur les péniches El Alamein, La Balle au Bond et La Dame de Canton (devenue La Guinguette Pirate), au Zèbre de Belleville, au Festival des Canotiers 2019, à l’Entrepôt, à la Bellevilloise ou encore au Théâtre du Lucernaire… Un inventaire à la Prévert éclectique, sonnant et trébuchant telles les cartouches que ramassait Gavroche sur les corps des soldats morts au combat, avant de mourir à son tour sous la plume de Victor Hugo dans l’œuvre « Les Misérables ».

Jouer partout, même sur une vache

Adolescente, l’artiste se prend sa première grosse claque à son premier concert rock, celui des « Cranberries » qu’elle aura le plaisir de croiser 12 ans plus tard sur le plateau d’ « Arte Lounge » à Berlin. Un jour, l’artiste décide d’écrire et chanter ses propres chansons. Et avec l’approbation (à posteriori) de ses parents, son petit boulot à elle, loin de l’école où l’ennui était son compagnon de table, sera de chanter dans les bistrots de Montparnasse. C’est au Mo’s Bar à Port-Royal que commence la jeune femme, qui explore ensuite les bars de Montparnasse comme le Blue Sky et le 24 bis. Rapidement, la fièvre de la scène monte et elle souhaite « découvrir Paris à travers la chanson ». En 2006, pour la sortie de son album « Sans sucre s’il vous plaît », Pauline Paris met en place sa tournée de 20 concerts dans des bistrots parisiens « du 1er au 20ème arrondissement, dans l’ordre ». Désormais, l’artiste souhaite « jouer partout, dans toutes les conditions possibles ». Alors elle joue dans les bus, les taxis, les parcs, les écoles, les squats, la rue, les ponts, les métros. « Et même sur une vache ! » C’est son mentor et ami le pianiste de rue Philippe Bas, « le plus grand pianiste de stride (NDLR : style de piano jazz apparu à Harlem vers 1919) de l’univers », comme il aimait se surnommer, qui lui a transmis « cet état d’esprit libre d’une musique qui s’offre sans compter à qui veut l’entendre ».

Pauline Paris, son actualité ?

Pauline Paris assumera la 1ère partie du groupe « Pigalle » (le retour du leader et fondateur François Hadji-Lazaro) le mercredi 26 juin 2019 à La Maroquinerie de Paris (3 rue Boyer, 75 020 Paris).
Après le succès de la comédie musicale familiale « Marlaguette » créée en 2013, le metteur en scène Thierry Jahn, l’auteur-compositeur-interprète Simon Bensa et Pauline Paris sont en train de monter « Michka », une nouvelle comédie musicale jeune public inspirée du conte du Père Castor, dont les premières représentations auront lieu dès le 11 septembre 2019 au Théâtre du Lucernaire.

Egalement à paraître :

– le livre-disque « Treize poèmes » de Renée Vivien mis en chanson par Pauline Paris et dessins d’Elisa Frantz, qui sortira en octobre 2019 chez les Editions ErosOnyx.
– Le livre « Les dessous lesbiens de la chanson », co-écrit avec la journaliste culturelle Léa Lootgieter et dessins de Julie Feydel, qui sera publié en novembre 2019 chez iXe Editions.

Discographie :

2019 : Treize poèmes
2017 : Carrousel
2013 : Marlaguette (avec Simon Bensa)
2009 : Le grand jeu
2006 : Sans sucre s’il vous plaît

Pour en savoir plus et écouter Pauline Paris :
http://www.paulineparis.com/

Cet article a d’abord été diffusé sur le média toutelaculture.com.

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