Le chiffre du jour : ce sont déjà 3,3 millions de Français qui ont opté pour Ecosia, le moteur de recherche éthique à but non lucratif qui plante des arbres. Et ce n’est qu’un début. Le concept ? Grâce au trafic généré, Ecosia plante des arbres, allouant 80 % de ses bénéfices à des projets de reforestation partout dans le monde.

Ce chiffre en France qui représente le double des résultats Outre-Atlantique (1, 5 millions d’utilisateurs actifs américains), Ecosia l’explique par “l’ampleur des manifestations au cours des derniers mois”, qui aurait renforcé l’engagement des français pour les causes environnementales, liée au réchauffement climatique et à la déforestation.

Ecosia affecte 80% de ses bénéfices à des projets de reforestation partout dans le monde. Basé à Berlin et fondé en 2009 par Christian Kroll, Ecosia a planté à ce jour plus de 70 millions d’arbres sur 22 sites de reboisement dans le monde. Le 15 juillet 2018, en réaction à la politique du président de la République fédérative du Brésil Bolsonaro, Ecosia s’est engagé à planter 1 million d’arbres supplémentaires au Brésil.

Pour “s’assurer que ses fondateurs ne puissent jamais tirer de bénéfices de l’entreprise ou recevoir des dividendes, le moteur de recherche “écologique” a  cédé une part de veto en 2018 à la Purpose Foundation (soit 1 % de ses actions), garantissant que les bénéfices soient “bien utilisés pour restaurer les écosystèmes.”

Qu’en est-il de la compensation de ses émissions de carbone des recherches ?

Pour s’assurer d’une énergie 100% renouvelable et compenser les émissions de carbone des recherches, Ecosia réaffecte une partie de ses bénéfices à la construction de ses propres centrales solaires, déjà au nombre de deux. 

Par ailleurs, Ecosia encourage le militantisme écologiste de ses employés. A l’approche du G7 pour le climat, Ecosia permet ainsi à ses employés d’aller manifester pendant leur temps de travail, sans retenue de salaire. Ecosia s’engage même à payer les frais d’avocat en cas d’arrestations ou de poursuites judiciaires.

Ecosia arrivera-t-il a s’imposer plus massivement en France, face au quasi monopôle de Google qui détient 93 % de part de marché en France ? L’avenir nous le dira. En attendant, Ecosia ne manque pas d’idée.

Voyage et empreinte carbone
Fin août 2019, Ecosia a annoncé le lancement de sa nouvelle fonctionnalité, Ecosia Travel, pour “rechercher et réserver son séjour de façon éco-responsable parmi une liste d’hôtels partenaires”.  Les commissions touchées permettent à Ecosia de planter jusqu’à 25 arbres par réservation d’hôtel, la quantité d’arbres plantés dépendant du prix de la réservation d’hôtel.

“Les voyages font partie intégrante de notre vie et ont un impact sur l’empreinte carbone. Nous voulons donner aux utilisateurs d’Ecosia la possibilité de faire un choix écologique au moment de la planification de leur voyage. Il est temps pour tous d’aller de l’avant et de faire mieux, et nous sommes fiers de faire partie d’un mouvement en faveur d’un nouveau mode de voyage plus équitable et plus durable”, explique Christian Kroll, fondateur et PDG d’Ecosia.

Comment utiliser Ecosia Travel ?
C’est simple, les utilisateurs peuvent soit rechercher un hôtel via Ecosia, soit accéder directement à Ecosia Travel en cliquant sur le lien “En savoir plus” sur la page des résultats de recherche. Les voyageurs peuvent alors comparer les hôtels par prix, par note ou classement des clients.

Avec Ecosia Travel, Ecosia entend promouvoir des voyages plus durables et réduire l’empreinte carbone des voyageurs. L’entreprise ambitionne dans le futur de proposer une plus large liste d’hôtels respectueux de l’environnement aux voyageurs, tout en leur donnant la possibilité de comparer l’empreinte carbone des différentes options de transport.

 

 

 

 

 

 

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